Agir contre le décrochage scolaire, dynamiser l’insertion professionnelle

  Le décrochage scolaire est une problématique commune aux pays de l’Union Européenne. Devenue un enjeu prioritaire, la réduction du taux de jeunes décrocheurs fait partie des objectifs fixés par la Stratégie Europe 2020 pour la croissance et l’emploi. « Bouge et décroche ton job ! » est un dispositif transnational proposant des réponses innovantes aux enjeux du décrochage scolaire. Il associe l’expertise d’acteurs de l’éducation (formelle/non formelle), de la formation professionnelle, de l’entreprise et des pouvoirs publics.
Un projet soutenu par le programme Erasmus+ de l’Union Européenne

Agir contre le décrochage scolaire

Taux de sortants précoces* dans l’Union européenne en 2017 en % (Source : Insee – Eurostat)

  • Italie 14% 14%
  • Luxembourg 6,7% 6,7%
  • Belgique 9,1% 9,1%
  • France 8,8% 8,8%
  • Union européenne 10,6% 10,6%
*L’Europe, définit un taux de sortants précoces à partir de la part des non-diplômés sortis de formation dans la tranche d’âge des 18-24 ans
Des caractéristiques sociales et géographiques, la relation avec les pairs, l’image de soi sont des facteurs déterminants poussant le jeune vers l’abandon. En juin 2011, le Conseil des ministres de l’éducation de l’Union Européenne a adopté une recommandation qui préconisait de renforcer le lien avec le monde du travail.
Les causes de ce phénomène sont liées à l’histoire scolaire des jeunes décrocheurs. En effet, les variables scolaires sont les plus significatives en termes statistiques. Au-delà des motifs personnels ou économiques, c’est au désengagement des jeunes vis à vis d’un système scolaire jugé inadapté que concluent majoritairement les travaux scientifiques. La communauté scientifique tend à mettre en exergue l’importance de l’orientation subie dans le processus d’abandon scolaire précoce.
Le décrochage scolaire est devenu une priorité dans tous les pays depuis que le marché de l’emploi a évolué, rendant le sort des décrocheurs plus difficile : les jeunes qui quittent le système scolaire sans diplôme ont plus de difficultés aujourd’hui qu’il y a 40 ans à trouver un emploi. Il engendre à long terme des conséquences socioéconomiques de chômage et d’emplois non pourvus. Le “décrochage scolaire” ou l’ “Abandon Scolaire Précoce” concerne les jeunes de 18 à 24 ans ayant quitté l’école après le secondaire inférieur et ne poursuivant aucune formation. Pour y répondre, les pays européens se sont engagés à ramener la proportion de jeunes quittant l’école prématurément sous la barre des 10% d’ici à 2020

Objectif : Moins de 10% de sortants précoces d’ici à 2020

Proposer un parcours qualifiant alternatif

Les objectifs du dispositif

 
  • Construire une orientation basée sur les besoins des décrocheurs et ceux des entreprises de secteurs en tension,

     
  • Proposer un parcours dynamique, aux apprentissages pertinents, débouchant sur un emploi,

     
  • Diffuser le dispositif et exploiter les résultats pour assurer la bonne intégration des outils dans les pratiques. 

Reposant sur une coopération multi-acteurs associant les mondes de l’éducation formelle et non formelle, de la formation professionnelle et de l’entreprise, les cursus de formation professionnelle proposés aux jeunes décrocheurs permettront de combler leurs besoins et celles des entreprises. Ces dernières s’investiront d’ailleurs bien au-delà de la co-construction des parcours formatifs puisqu’elles s’engageront sur des offres d’emploi avec les jeunes du groupe test à l’issue de leur démarche de formation et de mobilité. 
Du côté des attentes et besoins spécifiques des jeunes, l’accent sera mis sur trois aspects importants :

· un processus d’orientation/sélection original reposant sur les intérêts et les compétences transversales des jeunes décrocheurs leur permettant de se projeter dans les métiers proposés ;

· un parcours de formation, alternatif de la forme scolaire en termes de modalités d’enseignement et de relation enseignant/ apprenant en lien avec les réalités du métier préparé
 ;

· un appui constant aux jeunes participants, par le biais d’outils de remobilisation, de soutien à l’estime de soi et de valorisation des compétences professionnelles et transversales acquises dans toute situation d’apprentissage formel et non formel.

Les 4 étapes du dispositif

Repérage

Bilan des compétences, savoir-être et savoir-faire, centres d’intérêt des jeunes, mise en adéquation avec les besoins des entreprises et postes repérés et positionnement vers un des parcours de formation proposés.

Formation

Formation liée aux besoins des entreprises partenaires repérées.

Mobilité

Mobilité courte à l’étranger (2 mois) sous forme de stage professionnel Erasmus + dans un des pays européens partenaires du projet.

Emploi & suivi

Insertion au sein des entreprises partenaires et suivi post emploi pendant 6 mois.

L’impact de la mobilité sur le parcours des jeunes

(sources : Erasmus+, un atout pour l’employabilité)

L’amélioration de l’employabilité passe par le développement de compétences, académiques, professionnelles mais encore transversales, pour s’adapter aux évolutions des métiers et du marché du travail. Les études réalisées auprès des bénéficiaires d’une expérience de mobilité confirment l’apport positif de la mobilité sur l’employabilité. En effet, la mobilité constitue une plus-value pour l’insertion professionnelle. Pour les profils “Bac+2 et moins”, l’expérience de mobilité a un effet incitateur dans la reprise d’étude.
  • Les jeunes partis en mobilité accèdent au 1er emploi en moyenne en 2,9 mois (contre 4,6 mois pour les autres).

     
  • Ils sont 37% à accéder à un emploi à durée indéterminée au 1er emploi (contre 26% pour les autres).

     
  • Plus d’un stagiaire sur trois s’est vu offrir un poste dans son entreprise d’accueil.

La mobilité génère un effet accélérateur de retour à l’emploi.

Une multitude d’acteurs mobilisée

L’innovation de ce projet réside tout d’abord dans le fait qu’il réunit autour d’un même objectif :

·  Instances publiques (région, communes…) ·  Acteurs de l’éducation formelle (lycées publics et privés, rectorat et équivalents…) ·  Acteurs de l’éducation non formelle (missions locales, associations, acteurs locaux…) ·  Acteurs de la formation (centres de formation, écoles du numérique, centres d’orientation…) ·  Entreprises issues de secteurs en tension (environnement,  numérique, vente, hôtellerie…)

Les acteurs porteurs du projet

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Un projet soutenu par le programme Erasmus+ de l’Union Européenne
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